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Un argentin au cœur des Alpes – Mai 2024

En mai, il y a eu quelques jours fériés, qui ont considérablement raccourci les semaines de travail au bureau, mais qui ont donné lieu à plusieurs voyages dans la région. Cependant, nous étions constamment tenus au courant de ce qu’il fallait faire, même si nous étions loin, puisque la visite de la délégation argentine approchait début juin, outre le fait que nous devions terminer l’organisation de la table ronde sur les territoires de montagne face au dérèglement climatique, qui fera partie de l’événement d’anniversaire des 30 ans de Tétraktys. Il fallait donc définir plusieurs choses. Au début du mois, Gwenn est revenue de sa mission en Colombie, au cours de laquelle ils ont pu avancer sous différents aspects avec les projets que Tétraktys y mène avec les collectivités territoriales de là-bas. D’autre part, au milieu du mois, j’ai fait une présentation sur la Patagonie pour les élèves de dernière année du Lycée de la Matheysine, où j’ai pu parler de différents sujets, comme la conservation de la nature, le tourisme et ses problèmes, et les effets du changement climatique. De plus, ce fut une bonne occasion de faire encore plus d’entretiens aux jeunes pour réaliser la vidéo de la table ronde. À Tétraktys, c’était aussi le midi d’adieux de Lauriane, qui remplaçait le poste de responsable administrative et financière depuis la fin de l’année dernière, et plus tard nous avons eu la réunion du Conseil d’Administration, où les dernières nouvelles de chaque projet étaient présentées, certaines décisions étaient faites, et même le nouveau Président de l’Association a été défini. Le voyage de la délégation est la priorité en ce moment, c’est pourquoi nous y consacrons la plupart de notre temps, ce qui se traduit par prendre contact de manière constante avec toutes les personnes que nous rendrons visite pour définir les thèmes des rencontres, confirmer les horaires et les réservations de réunions, d’hébergements et de restaurants, et mettre constamment à jour tous les documents liés et en préparer de nouveaux, pour garantir que tout se passe comme prévu et que nous ne manquons aucun détail. Cette fois-ci, l’une des sorties en montagne a été profitée pour enregistrer l’introduction de la vidéo de la table ronde, car le paysage incroyable nous offrait une scène idéale. Bien sûr, il nous a fallu plusieurs prises pour pouvoir dire les textes par cœur et sans erreurs, et même s’il y a eu quelquefois où tout s’est parfaitement déroulé, cela nous est arrivé souvent que pendant la vérification de l’audio nous nous rendons compte que le microphone était déconnecté. À chaque prise, la pluie se rapprochait encore plus de nous, mais au final, nous avons plutôt bien géré le temps. En conclusion, ce mois a été très actif et il a eu de visites à plusieurs nouveaux lieux. Galerie photo de mai

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Un argentin au cœur des Alpes – Avril 2024

Avril, comme mars, a été un mois très actif, avec plusieurs visites de terrain, des rencontres, des formations et des animations, en plus des sorties en montagne les week-ends Pour commencer, j’ai eu ma deuxième formation obligatoire du volontariat, qui dans ce cas-là, c’était 2 jours au cours desquels nous avons pu échanger entre plusieurs jeunes sur le changement climatique, et comment agir nous-mêmes et aussi motiver les autres à agir. Elle a été animée par des spécialistes dans le sujet, qui ont proposé plusieurs activités pour dynamiser la discussion, ainsi que plusieurs moments pour exprimer nos points de vue. L’un des concepts qu’ils ont beaucoup utilisés pour pouvoir mener à bien les journées de formation était celui du nombre de tonnes d’équivalent CO2 que chaque action ajoute à l’atmosphère. Au final, même si la plupart des participants étaient déjà sensibilisés autour du sujet, la formation s’est avérée être un bon moment pour mettre en perspective nos activités quotidiennes et réfléchir à la manière dont nous pouvons encore mieux faire les choses. Puis, à la moitié du mois, j’ai eu l’opportunité de visiter pendant 1 semaine la Communauté de Communes de l’Oisans, une des collectivités territoriales partenaires qui, selon moi, est la plus ressemblante au territoire argentin du projet. Et cela est dû à plusieurs raisons, notamment : Son paysage est exceptionnel Son principal moteur économique est le tourisme, qui représente 90% de son activité. 1/3 de son territoire est couvert par le Parc National des Écrins. Elle a des routes très fréquentées, car ils permettent d’aller en Italie, et elle se situe entre 2 plus grandes villes, comme Grenoble et Briançon. Il y a une présence importante de résidences secondaires. Elle a une dépendance productive à l’égard d’autres territoires, puisque presque aucune nourriture n’y est produite. Des compétitions de sports de montagne sont organisées régulièrement, dont certaines sont réputées. Durant mon séjour, j’ai pu rencontrer de nombreuses personnes qui travaillent dans différents secteurs de la Communauté de Communes, qui m’ont expliqué le fonctionnement de leurs domaines et les différentes actions qu’ils mènent sur le territoire. J’ai également visité le Musée des Minéraux et participé à une visite sur le terrain avec des agents de l’Office National des Forêts, ouverte au public, et au cours de laquelle ils ont parlé sur la façon dont ils gèrent les forêts de la région. Aussi, j’ai réalisé une présentation sur la Patagonie pour les agents de l’Oisans, centrée particulièrement dans la zone d’Angostura et de Traful, et pendant laquelle j’ai expliqué son contexte actuel, ses atouts, mais aussi ses problèmes, entre autres sujets, afin qu’ils puissent comprendre mieux la réalité de ces lieux. Bien sûr, la visite a également permis d’avancer sur la définition du programme du voyage de la délégation argentine. En plus, ils m’ont invité à participer à l’événement « Mountain Planet », qui est habituellement organisé tous les 2 ans, et où j’ai pu observer un grand nombre d’innovations technologiques pour les territoires de montagne, que ce soit en termes de transports, de remontes mécaniques, machines et vêtements, entre autres. En plus de cela, Bastien est revenu de sa mission en Argentine, au cours de laquelle il a réalisé un travail remarquable dans un laps de temps limité, en réalisant des animations dans les écoles, en interviewant des touristes et des habitants, en compilant du contenu pour la vidéo sur les jeunes et le changement climatique pour la table ronde, et en visitant les sentiers et les populations impliquées dans le projet, entre autres choses. On peut dire sans se tromper qu’il a trouvé l’endroit magnifique du point de vue du paysage, et grâce à sa formation spécialisée et à ses nombreuses expériences à l’étranger en analysant et en travaillant dans l’étude de destinations touristiques, il a pu acquérir une vision très complète du contexte local. Les 2 derniers jours du mois étaient également profités pour réaliser des activités. Le lundi 29, j’ai participé à une émission sur la radio SunAlpes, située à Annecy, à laquelle j’étais invité par des volontaires italiens de cette ville. Au cours de celle-ci, nous avons discuté avec les présentateurs de ce que nous faisons en France en tant que volontaires internationaux pour différentes structures et projets, puis nous avons discuté sur les stéréotypes qui existent sur chacun de nos pays, mais aussi de ceux que nous pensâmes sur la France avant de vivre ici. C’était une conversation très intéressante et c’était bien d’avoir pu participer également au reste du programme. Le mardi 30, nous avons organisé un événement appelé « Ciné + » au Cinéma Théâtre de La Mure, à la Communauté de Communes de Matheysine, au cours duquel a été proposée la projection du film « Le Grain et l’Ivraie », de Fernando Solanas, suivi d’un débat sur le thème du modèle agricole des deux pays, et d’une dégustation de produits locaux. Le choix de ce film a été dû à sa pertinence pour le territoire de la Matheysine, dont 50% est dédié à l’agriculture, mais à une échelle moindre par rapport aux autres régions de France. Cela s’est également passé dans une date proche des manifestations des agriculteurs en France, c’était donc un contexte un peu particulier pour faire l’animation, mais tout s’est bien passé. Pour conclure, les sorties en montagne de ce mois-ci ont été vraiment exceptionnelles, avec des paysages et des sentiers d’une grande beauté qui traversent des terrains variés, ce qui a donné lieu à des sorties avec une grande diversité d’éléments. Et ce mois-ci aussi, nous clôturons déjà la saison de ski. Galerie photo d’avril

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Un argentin au cœur des Alpes – Mars 2024

Mars, et quel mois ! Nous continuons à parcourir les Alpes et à découvrir ses paysages, en profitant vraiment de la commodité de Grenoble en termes de localisation et de connectivité avec de nombreuses autres destinations. Au cours de ces quatre mois qui se sont écoulés depuis mon arrivée, j’ai bien profité pour voyager dans la région, et ça vaut vraiment le coût ! C’est bien ça de voyager aux endroits de proximité, parce que à chaque fois ça me donne encore plus d’envie de continuer à bien connaître cette région. Ils réfléchissent en permanence à l’amélioration de la transition écologique de la station. C’est pourquoi elles ont obtenu le label « Flocon Vert », qui récompense les stations de montagne engagées dans des politiques de développement durable. Elles s’efforcent également de diversifier davantage leur offre d’activités afin d’être moins dépendantes de la saison hivernale seulement. En ce qui concerne les sorties, nous sommes allés un jour à La Pinéa, dans le Massif de la Chartreuse. Il n’a pas fait trop beau, car il y avait du vent et de la boue, mais c’était tout de même très agréable. Je suis retourné à Annecy, et cette fois nous sommes allés faire une rando sur le Plateau des Glières, un site historique, car il a été lié à la Résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale, en étant choisi comme site de parachutage par les Alliés. Le ski n’était pas en reste, et nous en avons profité pour nous rendre aux Deux Alpes, dans la Communauté de Communes de l’Oisans. Le vent ne nous a pas été favorable, ce qui a entraîné la fermeture de nombreuses remontées mécaniques, mais quelques descentes sont toujours les bienvenues. Nous avons également décidé de retourner à Chamrousse avec Bastien, pour faire quelques descentes avant qu’il parte en mission en Argentine pour 3 semaines. Cette fois-ci, la neige et le temps étaient idéaux, en plus du fait que nous y sommes allés un jour de semaine et qu’il y avait peu de monde. Les dernières semaines de février et début mars on a bien travaillé sur la préparation de la mission de Tétraktys en Argentine, constitué par Gwenn (qui a resté 1 semaine là-bas) et Bastien (qui a resté 3 semaines). Les objectifs de la mission sont d’avancer dans la mise en œuvre des travaux sur les sentiers, définir le modèle de gestion des chemins, préparer le voyage de la délégation argentine en France, et pour analyser l’offre et la demande touristique et adapter le produit turistique de la randonnée. Pour ça, ils s’ont réuni avec plusieurs acteurs locaux et représentants d’institutions du territoire.  Puis, pour changer un peu d’activité, nous sommes allés à Lyon pour voir l’Olympique Lyonnais contre Lens. Même si l’OL a perdu, c’était une belle expérience d’aller au stade un dimanche et de voir Tagliafico. À la fin du mois, j’ai fait des présentations au Collège St Joseph, lors des cours d’espagnol des élèves, sur la thématique de l’Argentine. Pendant celles-ci, les jeunes ont pu connaître plusieurs aspects du pays, comme sa géographie, sa histoire, et son patrimoine naturel et culturel. Ils ont même eu la chance de goûter le dulce de leche (lequel ils ont adoré), écouter de la musique traditionnelle, et connaître comment les gens vivent le foot. Après la présentation, nous avons fait un petit quiz général, et ils ont pu faire toutes les questions qu’ils voulurent. Ce a été une belle experience d’apprentisage et de partage de cultures. Et ce mois-ci, la cerise sur le gâteau a été mon séjour à Chamonix-Mont-Blanc. J’ai passé une semaine à faire des recherches sur l’histoire de l’alpinisme en France, pour lesquelles je disposais de la bibliothèque de l’Ecole Nationale des Sports de Montagne. Bien que travaillant la semaine, je sortais l’après-midi pour me promener un peu et boire de mate. Mais le week-end, je profitais du beau temps pour monter à l’Aiguille du Midi en téléphérique, aller à la Mer-de-Glace en train et revenir à pied, et faire quelques randonnées dans les sentiers environnants. Nous avons eu tous les temps pendant le séjour, et c’est vraiment extraordinaire d’être au pied du Mont Blanc, sans compter que nous sommes dans le 100e anniversaire des premiers Jeux olympiques d’hiver, qui ont eu lieu ici. Le berceau de l’alpinisme et notre Chaltén ont une essence plus ou moins similaire et certains aspects sont semblables : ils sont la base et le point de départ des pratiquants de sports de montagne en général, ils sont entourés de montagnes imposantes et emblématiques, et ils sont visités par des personnes du monde entier, entre autres sujets. Chamonix est également un lieu de référence et idéal pour étudier les effets du changement climatique sur les écosystèmes de montagne, et l’infrastructure et la quantité de recherches qui ont été menées et continuent d’être menées à cette fin sont remarquables. Ces conséquences, nous le savons tous, sont variées, et si la plus visible dans les montagnes est bien sûr le recul accéléré des glaciers, ce n’est certainement pas la seule. Aujourd’hui, le changement de saison se fait sentir et, petit à petit, les alentours reverdissent et la température commence à monter. A Grenoble, de plus en plus de personnes prennent leur vélo pour se déplacer dans la ville. Le volontariat est très profité. Galerie Photo de Mars 2024

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Un argentin au cœur des Alpes – Février 2024

Ce mois-ci a également eu pas mal de sorties qui m’ont permis de découvrir plusieurs nouveaux endroits, certains grâce aux mêmes parcours pour le volontariat, d’autres grâce au ski, et d’autres encore grâce à la randonnée. Avec Tanguy, par exemple, nous sommes allés au Mucherotte, une montagne du Massif du Vercors que nous voyons toujours depuis Grenoble, et que nous voulions gravir depuis longtemps. Nous nous sommes également rendus à Annecy, à 100 km au nord de Grenoble, qui se caractérise à la fois par son lac et par les canaux du centre-ville. Nous y avons fait l’ascension du Mont Veyrier, une montagne qui ressemble à certains égards au Falso Filo del Belvedere à Angostura. Plus tard, à la fin du mois, j’ai eu l’opportunité de retourner à Annecy, mais cette fois pour une réunion de travail sur les voyages des jeunes à l’étranger pour des études, du volontariat, etc. Un dimanche, avec Bastien et ses amis, nous sommes allés skier à La Clusaz, où nous avons traversé la célèbre Vallée De Thônes, berceau du Reblochon, pour nous y rendre. Les vues depuis le sommet de la station de ski sont incroyables, en particulier sur le Mont Blanc et les environs, car il est assez proche. Plus tard, pour retourner à Grenoble, nous sommes passés par le Col des Aravis alors que le soleil se couchait et que les couleurs du paysage devenaient de plus en plus belles. Lors des visites de travail à la Communauté de Communes de la Matheysine, on a fait une journée de repérage avec Gwenn et Bastien, et Jocelyne et Julián du RESACOOP, guidés par Nicolas Brunel de la CCM. Pendant celle-ci, nous avons visité diverses zones du territoire, comme le secteur de Valjouffrey, dans une vallée entre hautes montagnes, et le secteur du Lac de Monteynard, avec ses passerelles himalayennes caractéristiques. La visite nous a permis de préparer un programme provisoire pour la visite de la délégation argentine, notamment axé sur la diversité d’hébergements et l’offre d’activités à proximité. C’est comme ça que petit à petit on commence à avoir les premiers ébauches du programme pour l’accueil de la délégation dans les différents territoires partenaires pendant le mois de juin.  En plus de cela, j’ai resté quelques jours en plus à la CCM, ça qui m’a permis mieux connaître le lieu, leurs enjeux en termes de tourisme, et l’organisation du travail sur les sentiers (ils ont plus de 900 km de chemins), entre autres sujets. Parmi les autres visites effectuées au cours du mois, les rencontres chez Bastien n’ont pas manqué, où l’on apprend toujours quelque chose de nouveau sur la gastronomie et les coutumes françaises. D’autre part, un matin, nous sommes allés au Musée Dauphinois, où nous avons visité l’exposition sur l’histoire des Alpes, qu’est très bien préparée et est très intéressante. Et maintenant, grâce à Tanguy, nous sommes de retour sur un vélo, et quoi de mieux qu’un classique des années 80. Les mois passent très vite et avec beaucoup d’activités, et l’expérience est incroyable. Galerie Photo de Février 2024

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Un argentin au cœur des Alpes – Janvier 2024

Tout comme l’année s’est terminée avec un peu de ski, elle a également commencé de la même manière. Cette fois, je me suis rendu à la station de ski de Chamrousse, une des communes partenaires du projet. Ajouté au fait qu’il faisait beau, la neige était impeccable car il avait neigé la nuit précédente. Le lendemain, nous avons repris le travail et maintenant un nouveau collègue nous a rejoint : Bastien, qui fait également un volontariat de service civique à Tétraktys. Il participe à plusieurs projets en Amérique Latine, entre eux « Des Montagnes et des Lacs ». Ici, on ne cesse d’en apprendre davantage sur les traditions. À l’occasion du jour des Rois Mages, on déguste une sorte de gâteau feuilleté appelé « galette des rois », fourré d’une crème à base d’amandes, où sont cachées 2 petites poupées. La tradition dit que la personne la plus jeune de la salle se tient sous la table et, sans voir de quelle portion il s’agit, elle décide à qui elle appartient, et ceux qui reçoivent les poupées remportent la couronne royale pendant le jour. Aussi, ici il est très courant que les mairies organisent un événement où elles invitent les habitants et les fonctionnaires pour récapituler un peu ce qu’ils ont fait l’année dernière, et pour souhaiter une bonne année à la population. Après les discours, il y a généralement de la nourriture et parfois un événement artistique. J’ai pu y participer à 2 occasions, à la Communauté de Communes de l’Oisans, et à la Communauté des Communes de la Matheysine. À  la moitié du mois, je suis revenu à Lyon pour travailler dans les bureaux de RESACOOP, et cette fois j’ai pu explorer beaucoup plus et bien connaître la ville avec 2 guides de luxe : Julián, un collègue colombien de cette institution, qui vit ici depuis plusieurs années, et Bastien, né à Lyon. La ville est totalement différente pendant la nuit par rapport au jour, lorsque les lampadaires mettent encore plus en valeur l’architecture de cette ville, qui a une grande histoire. En plus de cela, un samedi nous sommes allés skier avec Bastien et sa famille dans un centre de ski qu’ils fréquentent depuis de nombreuses années, et qu’ils connaissent parfaitement : Villard-de-Lans / Corrençon-en-Vercors. Le lendemain, j’ai visité la station de ski de l’Alpe du Grand Serre, à la CC de la Matheysine. Aussi, j’ai pu passer quelques jours à la Communauté de Communes de Matheysine, où j’ai pu rencontrer plusieurs personnes liées au tourisme, ainsi que visiter un lycée et participer à plusieurs réunions. Cela m’a permis de commencer à préparer plusieurs idées pour travailler avec ce territoire. De plus, nous avons eu une formation obligatoire pour le Volontariat, sur Prévention et Secours Civiques de niveau 1, enseignée par la Croix-Rouge française. Comme d’habitude, ces formations sont bien utiles, avec sa partie théorique, et sa partie pratique.   Le mois s’est terminé avec quelques jours de températures plus élevées, inhabituelles pour être en plein hiver, mais de plus en plus courantes. Depuis les collines voisines, on peut remarquer une couche de smog sur Grenoble. Dans la ville, il y a un système de détection de la qualité de l’air, et bien qu’ils travaillent depuis quelques années sur la transition écologique (ce qui a valu à la ville de remporter le prix de « Capitale Verte Européenne » en 2022), il y a plusieurs jours où l’air est considéré comme de mauvaise qualité. Il faut en tout cas considérer son contexte géographique, étant donné qu’elle est dans une « cuvette », entourée de montagnes, et dans l’union de 3 vallées, ça que cause que l’air reste assez statique. En plus de cela, elle dispose d’un pôle industriel très important. Pendant l’été, par exemple, la température peut monter jusqu’à 45 °C. Un mois bien rempli d’activités et de travaux touche à sa fin, avec de nombreuses idées à développer et à réaliser dans les mois à venir. Tout marche bien et l’expérience est bien profitée. Galerie photo de janvier 2024

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Un argentin au cœur des Alpes – Décembre 2023

Bienvenue ! Je m’appelle Alejo Apochian, je suis de Villa La Angostura et dans ces carnets de bord, je vais vous parler de mon expérience en tant que volontaire en service civique en France. Mon volontariat a débuté fin novembre avec le déplacement d’une délégation française en Argentine, composée de Gwenn Prévôt (Cheffe de Projets Amérique Latine chez Tétraktys), Claude Gloeckle (Président de Tétraktys), et Serge Koenig (Responsable International de l’École Nationale des Sports de Montagne). Au cours de la mission, nous avons visité les territoires du projet et rencontré ses acteurs. Le projet porte sur le développement du tourisme de randonnée à Villa La Angostura, Villa Traful et ses autours. Mon rôle dans le projet est de représenter les communautés argentines partenaires en France, d’être leur ambassadeur et de faciliter le lien entre les deux pays. Après plusieurs réunions et un long voyage, je suis arrivé le 6 décembre en France, plus précisément à Grenoble, « la capitale des Alpes », une ville d’environ 150 000 habitants entourée de grandes montagnes, et où se trouvent les bureaux de Tétraktys. C’est là que j’ai été accueillie par Eva, une volontaire espagnole qu’est actuellement en mission au Sénégal. J’ai emménagé dans un appartement que je partage avec trois autres étudiants et, après quelques jours de repos, j’ai commencé à travailler et à visiter la région. Les vélos et les tramways sont très répandus ici. Tétraktys est une association créée en 1994 dans le but de partager l’expérience des Alpes en termes de développement touristique à l’international. Aujourd’hui, ses domaines d’intervention sont beaucoup plus larges, incluant par exemple l’Éducation à la Citoyenneté et à la Solidarité Internationale et l’accès à l’eau. Leur équipe est vraiment spectaculaire, avec des personnes qui s’investissent chaque jour pour que les projets qu’ils mènent à travers le monde se déroulent au mieux : Gwenn, Raphaël, Mathilde, Tom, Camille, Lauriane, mais aussi tout le Conseil d’Administration. Ils accueillent également souvent plusieurs volontaires en service civique comme moi. En ce moment, par exemple, Tanguy d’Haute-Savoie et Khadidiatou du Sénégal sont impliqués dans un autre projet. La première semaine, je me suis rendu à Lyon pour travailler dans les bureaux de RESACOOP, l’organisation qui porte le projet. RESACOOP regroupe de nombreuses organisations de la Région Auvergne-Rhône-Alpes (au sein de laquelle se trouvent les partenaires français du projet) dédiées à la coopération internationale, et, entre autres aspects, ils les accompagnent dans leurs projets. Bien sûr, en plus du travail et des visites, la dégustation de plats typiques a également commencé. À Tétraktys, par exemple, j’ai pu assister à la fameuse « raclette » qu’ils organisent chaque année, un plat typique des Alpes qui consiste à faire fondre différents fromages, puis à les déposer sur de la charcuterie, des pommes de terre, et d’autres aliments. Un jour, nous sommes allés visiter Chambéry avec Khadidiatou, où nous avons retrouvé Tanguy, qui nous a guidé dans la ville. J’ai également parcouru certains sentiers de la région de Grenoble : Cette année, les festivités cette année ont été un peu différentes, mais elles se sont déroulées à la française. Et l’année s’est terminée par un peu de ski. Au cours de ce premier mois (qui est passé très vite), je me suis senti très bien accueilli et j’ai pu rencontrer des gens et des endroits géniaux. Les personnes que j’ai rencontrées ont d’ailleurs été très patientes avec mon français. Je me rends compte que j’apprends des choses dans de nombreux domaines. Depuis le début de cette expérience, je ressens une grande responsabilité et un fort engagement envers le projet, ses acteurs et le territoire, ainsi qu’une grande motivation pour travailler au meilleur développement possible du projet. Galerie photo de décembre 2023

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