En mars, je suis retournée vivre à Grenoble. J’ai été très bien accueillie, j’ai emménagé dans un nouvel appartement et je vis désormais avec Andrea et une fille française. Nous avons donc commencé à organiser, chaque semaine, une soirée où nous préparons des plats traditionnels de nos pays respectifs. J’ai préparé des empanadas, Andrea des arepas aux œufs et la fille française une fondue au fromage ainsi que des biscuits sablés pour le dessert.
Je suis allée voir un match de hockey avec d’autres volontaires. Ici, à Grenoble, le hockey sur glace est un sport assez important et très compétitif. C’était contre Nice et nous avons gagné à domicile ; le spectacle était incroyable, avec une mascotte, des machines à feu et tout. Un spectacle très complet.
Les journées ont repris leur rythme de bureau, mais elles n’en sont pas moins restées intenses ; j’ai tout de même pu faire pas mal de balades. Je suis allé au Mont Racháis, en passant par La Bastille et le Mont Jalla. Ce n’était pas une randonnée très difficile, mais une belle sortie pour déjeuner avec une vue imprenable sur toute la ville.
Sakhaty, le volontaire sénégalais, nous a invités à passer l’Aïd al-Fitr avec lui et ses amis. C’est-à-dire la fin du Ramadan. Le repas était excellent et nous avons tous aidé à préparer de nombreux plats. Ce fut un beau moment de partage et d’apprentissage des autres cultures.
Un week-end, je suis retourné skier à Chamrousse avec Florent et sa famille, mais comme il a plu dimanche, nous en avons profité pour visiter le musée de Vizille, l’un des lieux clés du début de la Révolution française.
Avec Bastien et Andrea, nous avons regardé le match Colombie-France dans un bar. La Colombie a perdu, mais il n’y a pas eu de fête chez les supporters locaux, car c’était un match amical. En juin, ce sera la Coupe du monde et l’ambiance sera bien plus intense.
J’ai assisté à plusieurs événements, notamment un concert de musique latine et une commémoration du 24 mars… Et j’en ai profité pour mieux découvrir la ville. Nous avons fait plusieurs sorties avec les autres volontaires qui m’ont appris des jeux de cartes. Ici, on n’utilise pas les cartes espagnoles, on joue donc avec des cartes de poker ou des cartes spéciales pour des jeux particuliers, comme par exemple le SKYJO, qui consiste à se défausser de cartes jusqu’à obtenir le score le plus bas possible.
Le printemps a commencé et cela se ressent déjà dans le temps : les températures montent et tout se couvre de fleurs. Il y a également eu le changement d’heure, ce qui n’existe pas en Argentine ; il y a donc désormais une heure de décalage supplémentaire entre les deux pays : s’il est 15 h ici, il est 10 h en Argentine.
C’est incroyable de voir comment on apprend chaque jour quelque chose de nouveau, comment l’inconnu devient familier et se fond dans le reste.
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